iy-A »e l’ Honneur
.exciter ses principes. Si les classifications de lasociété produisent de grandes différences dansî’actiyité sociale des hommes , les variétés desgouvernemens n’en produisent pas moins : legouvernement imprime à chaque nation un ca-ractère qui la distingue. Il y a des législationsdont l’effet est d’exalter l’honneur et la vertu ,et d’autres qui ne tendent qu’à en étouffer lesgermes.
Dans le despotisme, il n’y a qu’une classed’hommes, ce sont les soldats ; le reste est unemultitude amoncelée , réduite à la condition desbêtes , et qui comme elles ne songe qu’à vivre.
L’ambition des soldats étant concentrée dansleur classe en tems de paix, sans motifs ni faci-»lité pour s’exercer ailleurs, ils tombent dans lerelâchement et l’indolence, et delà vient cet en-gourdissement léthargique du despotisme: Sousce gouvernement, aucun homme ne peut pré-tendre à l’estime publique ; il serait dangereuxmême de l’obtenir ; la crainte y domine, etelle retient tout dans l’inaction ; l’honneur etla honte y sont des sentimens inconnus.
Dans une monarchie, les sujets sont parta-gés en différentes classes , et toutes peuventprétendre plus ou moins à l’estime publique.Aux motifs d’utilité particulière tirés de saclasse et de sa situation personnelle, qui peuventdéterminer un homme à l’action j il ajoute en-core