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parti pour exciter ou calmer les passions : ilserait à souhaiter qu’un musicien philosophe
Cornélie , clignes d’être les mères et les épouses desCaton , des Brutus et des Scipion. Les forêts de la Ger-manie et de la Grande-Bretagne ont vu les, Germains etles Angles combattre les Romains sous les drapeaux defemmes guerrières , aussi célèbres chez eux qu’Arminius et Vercingentorix , et depuis on a vu la reine Elisabethfigurer noblement sur la scène du monde entre Henri IV et Sixte,--Quint.
' Dans un tems où tous les arts , toutes les sciences ontété perfectionnés , excepté l’art de la législation qui estresté assujéd à la routine , il paraîtrait ridicule et ro-manesque de proposer un plan de régénération des ins-titutions politiques , dont le premier chapitre traiteraitde la formation du caractère des femmes ; l’Auteur seraitrenvoyé à l’Utopie et à la république de Platon ; et ce-pendant j’ose dire qu’il n’y aura d’institution stable etefficace parmi les hommes que celles qui seront établiessur cette base.
Leis premières législations n’ontpas été faites par des phi-losophes : elles ont été dictées à la hâte pour la premièrenécessité , et comme des institutions provisoires. Quandles Grecs s’apperçurent que leurs codes , sauvages encore ,avaient besoin de réformâtion , ils y portèrent un géniesophistique et trop embarrassé de préjugés et d’habitudes.Lycurgue seul osa fronder toutes les habitudes , tous lespréjugés , tous les raisonnemens même:, et son systèmede gouvernement produisit une race d’hommes qui parutau-dessus des forces de la nature.
'L’habitude , plus forte'que la raison , rend les réformestrop- difficiles dans 'cette délicate partie des institutions