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en sont entièrement dépourvues. Elles sont en-chaînées autour de quelques places de guerre ,où leurs dépôts sont établis, et dont elles n’ose-roient s’éloigner de trente lieues , enferméessans cesse dans un cercle étroit, dont leurs ma-gasins forment le centre.
Les Tartares n’ont point de dépôts , et ilsn’en ont pas besoin ; la rapidité de leur marcheleur fait trouver sur place tout ce dont ils ontbesoin. Mais nous, avec nos grandes et pesantesarmées, quand nous entrons dans un pays en-nemi , c’est à dessein de nous emparer d’uneprovince ou de quelques places fortes, etc.; etne trouvant point de subsistances sur notre che-min , nous sommes obligés de déterminer cer-tains points fixes, où nous établissons nos ma-gasins de vivres , munitions, etc., d’01'1 les con-vois ensuite viennent approvisionner l’armée.Ces points servent de base aux opérations qui seconduisent vers d’autres points fixes et déter-minés aussi dans le pays ennemi, si c’est uneguerre offensive que vous avez à conduire ; ou sfc’est une guerre défensive, les mouvemens s®dirigent de ces points donnés vers d’autres survos propres frontières.
La ligne qui unit entre eux tous ces pointssur lesquels une armée doit opérer , s’appelle laligne d J opération ; et c’est de tout ce que nousavons dit jusqu’à présent, ce qui mérite le plus
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