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d’attention. Le bon on le mauvais clioix de cettaligne d’opération décidera du succès ultérieurd’une guerre. Si par malheur ce choix étoit malfait, vos succès, quelque brillans qu’ils fussentd’ailleurs, se terniineroient à rien.
Je vais rendre ceci plus sensible par un exem-ple. Je suppose une armée de quarante millehommes de pied, et dix mille chevaux, avec sontrain d’artillerie, ses chariots de vivres, les équi-pages des officiers, etc., ce qui suppose encoreautant de chevaux : cette armée est campée àExeter, où sont tous ses magasins, et elle sapropose de marcher à Londres , Je suis chargéde m’y opposer avec une armée de trente millehommes seulement. Pour mon objet , je mecampe aussi près d’Exeter qu’il m’est possible jen occupant quelques postes avantageux, j’obli-gerai l’ennemi à mettre quinze jours pour sarendre à Dorcliester ou à Blandfort. Alors je meprésente sur le front de son armée en jetant depetits corps sur ses flancs j mais quand il est unefois arrivé à une distance de dix ou douze lieuesd’Exeter, où sont tous ses magasins, au lieu dem’opposer de front à sa marche avec toutes mestroupes, je jette une dixaine de mille hommessur sa ligne de marche, autant sur sou lianegauche, et j’étends les dix mille qui me restentle long de sa ligne d’opératioii, depuis sou campjusqu’à son "dépôt d’Exeter. Cette dernière par-