FRONTIERE.
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vèrcnt les Russes pendant toute la guerre dontj’écris l’histoire. Ils ne pouvaient pas , et lesAutrichiens ne voulaient pas se prévaloir desvictoires remportées par l’armée russe à Palziget à Francfort sur l’Oder , de sorte que lesRusses ne pouvant s’établir ni sur l’Oder même,ni à portée de ce fleuve, ils furent toujours obli-gés de se retirer après une courte campagne,parce que leur ligne d’opération était trop longue.
Je suppose à la ligne frontière, telle que laprésente le plan, une longueur de cent lieues,l’ennemi cependant ne peut agir contr’elle quesur les trois points où ses dépôts sont logésen F, G, H, et c’est de là qu’il peut attaquerles deux seuls points C E de notre frontière.Quand il aura pris l’un des deux, il pourra s’a-vancer jusqu’à B ou D, et ensuite au pointprincipal A ; mais il ne le peiit faire plutôt. J’aidéjà fait voir dans le chapitre de la guerre défen-sive , comment vous devez contrarier ses mou-vemens, et arrêter ses progrès; ainsi je terminece sujet.
Je ne connais pas de meilleur moyen de rendremes idées sensibles, que de les appliquer, pourservir d’exemples, aux frontières des diflerensEtats de l’Europe et de l’Amérique , et c’estl’objet que je me propose dans la dernière par-tie de mon Ouvrage. Je vais donc donner uneanalyse militaire des frontières de la France ,