DE LA Ma ISO K d’Autriche.
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armée ; des troupes légères même ne pourraienty rien tenter avec succès. La partie depuis leDanube jusqu’à Lgra, n’a guères moins deforces, étant couverte par des montagnes inac-cessibles. Cette ligne frontière est percée de troisgrandes routes : l’une va d’inspruk en Bavière par Àugsbourg ; une autre de Vienne sur leDanube à Fassau par Straubing , etc.; la troi-' sième va d’Egra jusque dans le Haut-Palatinat par Nuremberg en Franconie . Chacune de cesgrandes routes est croisée de quelques chemins,de traverse qui entrent dans les provinces voi-sines. C’est cependant sur une de ces troisroutes qu’une armée ennemie doit agir : à l’é-gard de la première, quoiqu’il soit impossibleà l’ennemi d’y pénétrer , ou de tenter mêmeaucune opération avec succès, l’Empereur peuty assembler des forces considérables derrièreInspruk , et de là pénétrer dans la Bavière jus-qu’au Danube .
La seconde route qui s’étend le long du fleuveest encore extrêmement difficile : un petit corpsposté sur la gauche de l’Inn près de Passau , ar-rêtera une armée entière, pendant que les trou-pes légères iront passer la rivière plus haut, etagiront sur les flancs et en arrière de l’ennemi.Tout ce pays est très-propre au service destroupes légères : il y a plus, le chemin en quel-ques endroits cotoie le Danube de fort près, et