de la Maison d’Autriche . 3ic*pût avancer sous sa protection, et prendre uneposition centrale entre la source du Mein etRalisbonne sur le Danube , de manière à pou-voir se porter rapidement'sur l’une ou l’autrede ces rivières, selon que les circonstances l’exi-geraient. Quelque soit l’ennemi qui attaque cettefrontière , il ne peut tirer sa ligne d’opérationque de Nuremberg , Ratisbonne , ou de quel-qu’autre place sur le Danube jusqu’à Egra.
Une armée protégée par une forteresse telleque je la propose, rendrait inutiles tous lesefforts de l’ennemi de ce côté, sur-tout si uncorps de quinze ou vingt mille hommes detroupes légères et hussards, entrait en Bavière du côté de l’Inn.
Mes observations sont appuyées sur l’expé-rience. À la mort de Charles VI , les Français ,et les Bavarois entrèrent en Bohême par Egra ;s’il y avait eu là une forteresse considérable,comme je le suppose, il leur aurait été vraisem-blablement impossible de la prendre} et ils n’au-raient pas osé la laisser derrière.
Voici en quoi consistent les forces relativesde cette ligne : les Autrichiens peuvent, en fortpeu de tems , rassembler assez de troupes pourla dcfendre , au lieu que les Bavarois et les Fran çais (car les premiers seuls ne sauraient fairetête à l’Empereur ) ne peuvent être en un ansur cette frontière. A une telle distance , une