SUR L’INFANTERIE LÉGÈRE. i r
à travers les intervalles des différents corps. Cettetroupe légère s'acquitta si bien de cette commission,que dans un instant tous ces chariots menaçants dis-parurent.
Alexandre , en dirigeant son ordre de batailleobliquement, fut bientôt à portée d’attaquer lacavalerie de l’aile gauche des Persans. Après diffé-rentes évolutions et charges, où l’infanterie légèredes Agriens et les archers de Macédoine secou-rurent admirablement bien sa cavalerie, il parvintà repousser et à mettre le désordre dans celle qui luiétait opposée. Son corps de peltastes avait suivi lemouvement, et se jetant en colonne sur la gauchede l’infanterie ennemie, l’ouvrit, porta la confusiondans cette multitude d’hommes mal rangés, dontune partie prit la fuite sans attendre le choc.
Darius voyant qu’Alexandre, qui avait percé laligne , gagnait, avec sa cavalerie , les derrières ducentre où il était, tandis que la grosse phalanges’avançait pour le heurter de front, craignit de sevoir couper la retraite , et se retira.
Malgré ces succès sur la droite , la victoire n’étaitque commencée ; Parménion , outre les désavantagesde sa cavalerie qui était forcée de céder au nombre,se voyait séparé du centre de l’armée par une masseénorme d’infanterie ennemie, que le mouvementd’Alexandre sur ses derrières avait fait porter enavant, et la gauche des phalanges macédoniennesn'ayant pu en supporter le poids, s’ouvrit, de ma-nière que cette multitude pénétra sur les derrières