la ESSAI HISTORIQUE
de l’armée ; heureusement que sa stupidité l’entraînasur le camp des Macédoniens, qu’elle s’amusa àpiller , au lieu de retourner sur Parménion .
Alexandre , instruit enfin des dangers qu’il cou-rait, laissa aux peltastes et aux troupes légères le soinde poursuivre l’ennemi, et accourut avec ses esca-drons pour le dégager. La fuite de l’aile droite desPerses, et le massacre de tout ce qui avait pénétrésur les derrières des Macédoniens, achevèrent cettecélèbre journée : elle semble plutôt imaginée pourtracer un tableau parfait de la tactique grecque, quedécrite d’après ce que tous les historiens les plusvéridiques nous ont transmis. Je l’ai rapportée,parce que l’infanterie légère, dont je m’occupe ici,y brille d’une manière particulière, et que , si l’onregarde les peltastes, comme en faisant partie, elleeut une grande influence sur ses succès.
L’ordonnance, portée à un tel point de perfec-tion par Alexandre, fut répandue par ses capitainesdans les différentes monarchies qu’ils formèrent deses vastes conquêtes en Asie ; elle y dégénéra peut-être , mais fut assez bien conservée dans celle deMacédoine , jusqu’à Philippe et Persée, en qui ellefinit avec ce royaume.
Ordre militaire des Romains.
Ce fut dans la défaite, des derniers monarquesmacédoniens, qu'on vit que la légion l’emportaitsur la phalange, à qui il fallait des plaines unies pour