SUR L’INFANTERIE LEGERE. i3
se mouvoir, taudis que les manipules pouvaient agirpartout.
La bataille de Cynocéphales, que Philippe perditcontre le consul Flaminius , en est l’exemple. Cemonarque ne put former qu’une partie de sa pha-lange sur les hauteurs qu’il avait gagnées. Avec cettemasse , il repoussait , à la vérité, les manipulesromaines ; mais ne pouvant les poursuivre, elle allaitse reformer derrière d’autres, et revenait combattre.Les manipules de l’aile droite ayant gagné les hau-teurs et défait les Macédoniens , qui n’avaient paseu le temps de s’y former , revinrent avec facilitéprendre leur corps principal à dos, et le détrui-sirent.
Lorsque les Romains faisaient leurs levées et for-maient leurs légions, dans les beaux temps de leurrépublique , ils composaient cinq classes de leursenrôlés. Les plus riches, sous le nom de chevaliers ,étaient appelés à la cavalerie; c’était meme, dansla république, un ordre intermédiaire entre le sénatet le peuple. On choisissait ensuite les triaires , quiétaient les plus vieux soldats ; les princes, qui étaientles plus robustes , et les hastaires. Les plus pauvreset les plus jeunes étaient appelés vélites, et compo-saient l’infanterie légère.
Les triaires, princes et hastaires avaient pourarmes défensives le casque , la cuirasse, le bouclier,et une bottine pour couvrir la jambe qu’ils avan-çaient dans le combat. Les princes et hastaires étaientarmés du pilum , espèce de javelot de 6 pieds de