i4 ESSAI HISTORIQUE
long , assez lourd, qu’ils brandissaient, en allant àl’ennemi, à la hauteur de l’oreille, qu’ils lançaientà douze pas, qui , souvent fiché au bouclier, lefaisait tomber, en embarrassait l’adversaire , et don-nait l’avantage du combat de l’épée. Les triairesavaient une javeline plus longue qu’ils ne lançaientpas ; les épées étaient courtes et larges.
La légion était composée de trente manipules;chaque manipule de deux centuries ou compagniesde 5o à 60 hommes.
Les manipules étaient sur dix de hauteur et dix defront. Comme le soldat romain avait six pieds pourpouvoir lancer son javelot et combattre à son aise,la manipule faisait un carré de 60 pieds de face. Lesmanipules des hastaires ayant entre elles l’intervallede leur front, faisaient la,première ligne. Derrière ,celle des princes, rangées en échiquier, formaientla deuxième ligne. Les triaires, dans le même ordre,formaient la réserve, et étaient destinés, avec leurslongues javelines, à préserver les flancs et les der-rières du corps de bataille. Mais on observera queles triaires n’avaient que 60 hommes par manipule,et qu’ils avaient des files moins profondes. Ces mani-pules d’abord rangées dans cet ordre, suivant lescirconstances , exécutaient différentes évolutions ;car tantôt les généraux en formaient une ligne pleineen enchâssant les princes dans les hastaires, ou descolonnes profondes en mettant les princes en arrièredes hastaires.
Les vélites romains , armés du casque , d’un léger