SUR L’INFANTERIE LEGERE. iS
bouclier, de l’épée romaine, et de cinq javelots qu’ilslançaient assez loin et avec beaucoup d adresse ,étaient à la légion précisément ce que doit être notreinfanterie légère à notre infanterie de ligne. Ces jave-lots étaient de 4 pieds de long, y compris un piedde fer. On ne leur assigne aucun rang dans l’ordrede bataille légionaire, parce que, répandus commenos tirailleurs sur le front, ils engageaient le combaten escarmouchant avec leurs armes de jet ; et lorsqueles lignes étaient prêtes à s’aborder, ils allaient àtravers les intervalles se former en manipules derrièreles triaires, ou sur les ailes renforcer et soutenir lacavalerie et combattre avec elle. Les vélites étaientdistribués dans l’emplacement du camp avec lestrois autres ordres d’infanterie ; mais leur servicen’en était pas moins tout différent : ils en gardaientles portes et les postes extérieurs , faisaient les dé-couvertes et les avant-gardes avec la cavalerie. Onvoit que le premier des Scipions sortit de son campdu Tésin avec deux mille chevaux et cinq mille vélites,pour reconnaître Annibal ; et l’on remarque que lesmanipules des vélites étaient entremêlées avec leslurmes de la cavalerie romaine, dans le combat quieut lieu dans cette circonstance contre la cavaleriecarthaginoise.
Ces vélites jouent un rôle dans toutes les arméesromaines, mais surtout pendant les guerres puniques ;il en est spécialement fait mention dans les bataillesles plus célèbres. Scipion l’Africain, que l’on regardecomme le premier homme de la tactique ancienne
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