SLR L’INFANTERIE LEGERE. kl
faiblesse de leur feu, la rapidité avec laquelle leslignes s’abordaient, ne les rendaient pas très-influentsdans c.cs journées décisives , et il faut faire des re-cherches pour en trouver mention dans les bataillesde ce siècle. En revanche , les guerres de montagnes,notamment l’expédition de la Valteline, faite sousLouis XIII par le duc de Rohan . offraient un plusbeau rôle aux petites bandes de mousquetaires oucnfanls-perdus qu’il détachait sur le front ou surles flancs de ses attaques. Les guerres civiles avaientépuisé la France de grands chevaux. La lance avaitdisparu avec les tournois où la jeunesse en apprenaitl’exercice; on avait quitté aussi tout-à-fait l’armurede pied en cap.
Sous Louis XIII , les anciennes compagnies degendarmes d’ordonnance, créées par Charles VII ,formèrent le corps moderne de gendarmerie attachéà la maison du roi , et on ne connaissait plus decompagnies d’ordonnance que celles des princesdu sang et des maréchaux de France.
Toute l’ancienne cavalerie légère connue sous lenom d’ estradiol’s , d 'argoulels , avait été formée àcette époque en régiments de cavalerie. Ils étaientarmés de pistolets, de sabres droits , et quelquefoisd’un mousqueton ; ils manœuvraient et combattaientpar escadrons : ainsi cette cavalerie , quoique ap-,pelée , par ancienne habitude , cavalerie légère , nepouvait ctre regardée comme troupe légère. On nepouvait alors considérer comme telle que les dra-gons, qui s’acquirent une si belle réputation dans ce