SUR L’INFANTERIE LÉGÈRE. 5g
Je ne relèverai pas toutes les fautes des générauxfrançais ; elles sont parfaitement détaillées dans Feu-quières. Cet Aristarque des généraux de son temps,nous fait malignement remarquer que l’un de cesgénéraux n’avait pas jusqu’alors commandé Soo che-vaux, et que l’autre avait la vue si courte qu’il n’yvoyait point à vingt pas.
Si dans ce temps on eût eu l’usage de l’infanterielégère , elle aurait été placée sur le ruisseau et l’au-rait disputé , ainsi que le bois qui masquait la droitede l’ennemi. Si l’on eût eu l’habitude et la sciencedes troupes légères, on aurait eu des partis en cam-pagne qui auraient mieux éclairé les mouvementsde l’ennemi; alors les généraux, mieux instruits,eussent pu rectifier leur ordre de bataille , défendrele ruisseau, et empêcher les alliés de se former aprèsl’avoir passé. Cependant, outre les détachementsqui se faisaient dans ces temps pour l’escorte oul’attaque des convois , on en faisait encore quelque-fois pour des partis dont l’objet seul était de battrela campagne; mais ils étaient trop peu considé-rables; d’ailleurs , composés d'officiers et de soldatstirés des corps de la ligne , qui avaient peu l’habi-tude de ce service , ils n’osaient guère faire davan-tage que battre l’estrade, et se croyaient aventurésdès qu’ils avaient perdu de vue les lignes du camp.
Quelques compagnies de partisans, dont les ser-vices se bornaient à quelques coups de main obscurset de peu d’influence sur les grandes opérations,parurent à la vérité sur la fin de cette guerre; mais