SUR L’INFANTERIE LEGERE. %
légion (il qui se précipita aussitôt du sommet desAlpes contre les Piémontais. Le comté de Nice , àpeine soumis , organisa des troupes franches ; etles habitants de la Savoie , français de mœurs, delangue et de cœur, donnèrent, comme les anciensdépartements , leur tribut de bataillons de volon-taires , et en outre cette belle légion allobroge qui,après avoir débuté à Toulon d’une manière si bril-lante , fut emmenée aux Pyrénées par le brave Du-gommier. Sur ces frontières âpres et vallonneuses,les Espagnols , qui d’abord eurent quelques succès,faisaient faire le service d'éclaireurs à leurs mique-lets ; nous leur opposâmes aussi nos montagnards ,qui furent formés en compagnies : mais les légionsdes Pyrénées , qui s’organisèrent , atteignirent unbut plus essentiel, celui de tenir les avant-postes etde combattre les troupes les plus braves de l’arméeespagnole . Dans cette guerre des Pyrénées , il y eutsouvent de grandes batailles, chaque jour des com-bats et fort peu de grandes manœuvres : le terrains’opposait à la formation des troupes en ligne ; ellesy combattirent comme des troupes légères. L’artdes chefs était de soutenir , par des réserves , lestroupes lancées en tirailleurs contre un ennemi
(i) Une légion fut décrétée pour chaque année, et ceslégions s’organisèrent rapidement , ainsi que plusieurs corpsfrancs. L’infanterie de ces légions et ces corps francs formèrent,par la suite, avec les anciens bataillons de chasseurs à pied,nos premières demi-brigades d’infanterie légère.