SUR L’INFANTERIE LEGERE. 07
fanterie de ligne et le'gère se perfectionna ; maiscelle-ci surtout en eut de fréquentes occasionsdans les escarmouches journalières d’avant-gardequi eurent lieu dans une campagne qui sembla des-tinée à porter rapidement notre tactique à ungrand point de perfection. Les opérations de l’em-brigadement général des bataillons de ligne avecceux de volontaires avaient commencé pendantl'hiver ; elles avaient continué par les soins des gé-néraux de division pendant la campagne,, et toutel’infanterie de ligne était organisée en brigades detrois bataillons, lorsque l’armée s’arrêta à la hauteurde Tongre , vis-à-vis la Meuse et Maëstricht . Laposition qu’elle y prit devint un camp d’instruction.La castramétie, la fortification de campagne , yfurent réellement enseignées. Les troupes occupéesle matin, soit à augmenter chaque jour les retran-chements qui étaient tracés devant leur position,;soit aux manœuvres de détail, étaient le soir exer-cées en ligne par leurs officiers-généraux.
Les trbupes légères, placées dans les défilés enavant de la ligne, apprenaient aussi à fortifier leurspostes, à tirer parti des avantages du terrain, àplacer leurs gardes avancées, à faire des patrouilles,'des découvertes et des reconnaissances. On essayaaussi des partis; on en apprit la science jusques-làinconnue dans notre armée. Le général Ney, alorschef d’escadron de hussards, débuta , sous les ins-tructions de Kléber, par aller, en se glissant entrel'armée autrichienne et celle de Hollande , jusques
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