SUR L’INFANTERIE LÉGÈRE. iof
Le maréchal de Saxe, à la bataille de Laufeld /déploya son armée, la droite à Pieimps, vis-à-visLaufcld , et la gauche vis-à-vis la commanderie duVieux-Jonc. Les ennemis avaient leur droite à cettecommanderie, et. leur gauche à Laufcld. Ainsi cesdeux armées étaient en bataille sur un front de troislieues tout au plus. Trois divisions, faisant à peuprès 1 5,ooo hommes, marchèrent sous les ordres deKléber pour attaquer le camp retranché des Autri-chiens sous Maëstricht , et se déployèrent à la hau-teur de Laufeld sur un front de quatre lieues aumoins. Kléber , qui se piquait de tactique, nous fitessayer, en allant à ce combat, les marches-ma-,nœuvi'es dont il nous avait enseigné la théorie. Illivra cette affaire dans l’intention d’attirer les Autri-chiens sur ce point, tandis que l’aile droite de l’ar->mée , composée des troupes qui avaient repris Va-lenciennes , Condé, Landrecics et le Quesnoydevait forcer le passage de l’Ourthc qui couvrait leflanc gauche des Autrichiens, étendus derrière laMeuse , depuis le faubourg de Liège jusqu’à Maës tricht .
Dans cette marche et pendant l’action , le devoiret les fonctions des troupes légères furent tracés etsuivis avec exactitude. Elles éclairèrent les colonneset entretinrent la communication entre elles pendantleur marche , engagèrent le combat, couvrirent lesdéploiements par leurs tirailleurs , et protégèrent laretraite. Les Autrichiens, à la suite de nos succès-devant Maëstricht et sur l’Ourthe , ayant été re-