SUR L’INFANTERIE LEGERE. i5r
ner aux tirailleurs, le jour d’une bataille, est unematière toute nouvelle à traiter : car ce genre decombat est une des parties les plus essentielles deleur service. On peut même destiner un article à l’em-ploi avantageux et particulier qu’un général en peutfaire à l’attaque ou à la défense d’une place. Nous nefaisons ici que désigner l’ensemble des opérations decelte arme ; elles seront traitées avec détail dans lasuite de cet ouvrage.
CHAPITRE II.
Habillement, équipement, armement de l’infanterie
légère.
Le service que nous venons d’assigner à l’infante-rie légère exige que le soldat de celte arme soit lé-ger, dispos, adroit, grand marcheur et infatigable;il devra souvent bivouaquer, faire des marches denuit, endurer la pluie et les injures du temps, et com-battre souvent après avoir passé dans l'eau jusqu’auxaisselles.
Si l’habit que nous lui donnons ne peut pas favo-riser ses exercices , qu’il ne le gêne pas au moins, ets’il n’allège pas ses peines, qu’il ne les aggrave pas.I.a couleur importe peu , pourvu qu’on ne lui donnepas du blanc et du rouge : cependant je préféreraisle gris de fer au bleu ; le pentalon de même couleur,