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ses soldats en fourrageurs , les supposera surpris onrepousses dans le désordre. Alors, indiquant le rai- 1liement à quelques cents pas en arrière , il leur en-seignera une manœuvre qui peut devenir très-utiledans beaucoup de circonstances difficiles ; le passagedu défilé en arrière par l’aile droite ou l’aile gauchepeut aussi se rencontrer , mais plus rarement ; unetroupe ne se trouve pas pressée à ce point. On tireraparti de cette manœuvre pour un changement defront, en faisant former les pelotons qui défilent, jesuppose, en arrière par l’aile droite, précisément surl’aile gauche en potence. On avait le feu de chausséedans l'ancienne ordonnance ; il est supprimé dans lanouvelle, J’ai vu un chef de bataillon que j’avaischargé de couvrir la retraite dans une gorge des'Alpes , l’employer, à la nuit tombante, avec beaucoupde succès contre une colonne qui le pressait assezpour se trouver à tout moment à portée de son feu.Ayant ainsi l’expérience de cette manœuvre , je l’in-dique aux commandants d’infanterie légère. Celle-cis’est trouvée utile une fois, nous en conservonstant d’autres dont nous n’avons jamais fait aucunusage !
Presque toutes les évolutions de ligne ne sont engénéral que de belles parades. Dans le temps mêmeque l’on combattait en lignes pleines et serrées, lesrégiments manœuvraient séparément, en se confor-ment aux mouvements et aux alignements qui ve-naient de leur droite ou de leur gauche. Notre or-donnance , compilée avant la révolution sur les ma-