SUR L’INFANTERIE LÉGÈRE. 3y5
momens d’action , lors même que l’ardeur porte enavant un bataillon déployé , les braves se lancent enavant, les autresrestent en arrière, et on perd tout ali-gnement ; les officiers crient, d’autres ont été les pre-miers à devancer la ligne avec une partie de leur pe-loton , et l’on arrive tellement en désordre, que sil’ennemi tenait ferme, on ne pourrait faire aucuneffort. Dans le bataillon serré en masse, le chef en estplus maître ; il l’a davantage sous les yeux et dans lamain; il en accélère, ralentit et dirige la marche àvolonté , ne craint rien pour ses flancs. 11 n’a doncqu’un seul danger, c’est que le canon a plus de prise ;mais on louvoie , on profite des mouvemens de ter-rain pour prendre haleine , et l’on passe les endroitsles plus périlleux à la course ; on se déploie même ,s il le faut, mais on se remet en colonne serrée enapprochant. Remarquez bien que dans mes instruc-tions je recommande que cette manœuvre soitrendue si familière, que le soldat la fasse à la course,et presque machinalement ; ainsi, on ne perdra pasde teins pour avancer, quand en-arrivant sur l’ennemi,on se formera en masse , parce que la division de latête, en arrière de laquelle on emploiera les autres,pourra toujours marcher ;toutlemouvementsc faisanta la course, de bataillon sera bien vite serré en masse.
Les Aristarques diront peut-être que je renouvelleun système et que je remue les cendres des colonnesde l’olard. Qu’on ine fasse le plaisir de faire atten-tion que Folard, qui avait vu la guerre d’un angleplus rétréci , semblable à ceux qui se mettent un