DE T A C T I Q^U E. Partie /.
abandonner sa place Sc sa parfaite immobilité, pour rentrer au poste qu’ilpourroit être dans le cas d’aller reprendre à la aroite ou à la gauche de fadivision , que la division qui lui succédé Sc qui va se former à côté de lui,ne soit entièrement formée ; parce que c’est lui qui doit servir de pointde vue , Sc, si je peux m’exprimer ainsi, de jalon d’alignement au com-mandant de ccttç division suivante , Sc ainsi des autres.
J’ai dit que lé commandant de la colonne détermineroit le degré de vi-tesse dn déploiement : il le fera ordinairement au pas doublé ; mais quand onle jugera à propos , on le fera au pas triplé, Sc alors on l’accélérera relati-vement à' la profondeur de la colonne , Sc par conséquent au terrein queces troupes auront à parcourir, relativement aux circonstances , à la pro-ximité de l’ennemi, à la nécessité plus pu moins urgente d’être formé , Scà ce que devront faire ces troupes lorsqu'elles feront en bataille. La théo-rie n’a pas besoin fur cela de donner des règles à Pintelligence,Sc si elle envouloir donner à l’ignorancc , l’ignorance en feroit de fausses applications.
II faut seulement observer que plus on augmentera la vitesse du pasdans ces déploiemens, moins il faudra exiger d’ordre Sc de précision dansla marche $ 8c que les divisions marchant même au pas doublé , il ne s’a-git dans ces déploiemens ni de cadence r le pas, ni de lever toutes lesjambes à la fois, ni de remplacer exactement le pied de l’homme qui pré-cédé. II faut une marche qui avance , qui ait quelqu’enscmble Sc qui neconfonde pas les files. Peu importe enfin que ces files s’ouvrent, Sc quela division s'alonge un peu , pourvu que l’officier, qui la conduit, em-pêche que la tête ne dépassé le but où elle doit s’arrêter, Sc que la queue,au commandement de halte , serre brusquement à la distance nécessaire ,pour faire front & se trouver en bataille. Voilà des détails qui ne fontni minutieux , ni indifférons j je les ai fait pratiquer avec réflexion , Scc’est d’eux que dépend la parfaite Sc sûre exécution du plus intéressantde tous les mouvemens de tactique.
SECONDEXEMPLE.
Planche VII. Figure z.
On suppose ici une colonne d’un bataillon,for-mée par la droite ou par la gauche, obligée parla nature du terrein , de se déployer en entierfur fa droite Sc à hauteur de la première di-vision.
Execution.
Voyez l’exécution de ces commandemensau déploiement de l’exemple précédent, n’yayant aucune différence dans celui-ci, sinon que
L i
Colonne d’un bataillonse déployant en avant 8tpar la droite de la pre-mière division.
Commandemens.
x. Déploiement de piedferme ou bien en mar-chant.
2- Sur la premiers di-