ílz - ESS-AI'.GENERAL
en état d’entrer dans l’efcadron , fans l’accoutumer à des aides trop re-cherchées , fans le ruiner pour vouloir l'assouplir : voilà ce que la rai-son donnerait à résoudre aux officiers de cavalerie les plus habiles ,donnant la préférence au système qui remplirait ces objets avec le plusde facilité Lc de promptitude, & le mettant ensuite en exécution danstoutes les écoles du royaume. II entrerait dans ce système, 8c ce fe-rait un des principaux changemens à exiger de celui qui le donnerait,que , passé les premieres leçons de longe Lc d’affiette , les écoles feferaient en plein champ dans toutes fortes de terrain, Sc non entre lesmurailles ou les barrières d’un manège, Lc fur des surfaces battues Lcapplanies avec foin $ car que deviennent des cavaliers Lc des chevauxqui ont été élevés dans des enceintes Lc fur des terrains pareils, lors-qu’à la guerre ils fe trouvent transportés dans des lieux vastes Sc difficiles?
CHAPITRE VI.
Analogie entre le t mouvement de la Cavalerie £5? ceux de V Infanterie.
J e suppose les cavaliers dressés , Lc en état d’ètre rassemblés en es-cadron ; là commence l’analogie que j’ai annoncée devoir exister en-tre les mouvemens de la cavalerie Lc ceux de Pinfanterie. Je vaisle prouver.
Ce n’est point par le nombre des mouvemens que la tactique de lacavalerie est relative à celle de Pinfanterie ; car , comme la cavalerie >n’est propre qu’à P action de choc , fes mouvemens font en bien moin-dre quantité. Elles fe réduisent à fçavoir fe mettre en ordre de mar-che , fe remettre en bataille , marcher en ligne , Lc à quelques autresmouvemens indiqués par les circonstances.
Ainsi que Pinfanterie, la cavalerie doit pouvoir fe mettre en ordrede marche fur le front ou fur le flanc.
Lorsqu’elle devra fe mettre en ordre de marche fur le flanc , ellerompra par deux files , par quatre , par huit , par demi-compagnie ,suivant la nature du terrain où elle devra marcher. Communément ,dans les marches d’armée, l’ouycrture des débouchés permettra qu’ellemarche par demi-compagnie Lc alors elle se rompra en colonne pardemi-compagnie , ainsi que Pinfanterie fe rompra en -colonne par pe-loton. Comme Pinfanterie, elle observera ensuite, si la marche est deflanc , les distances suffisantes entre les divisions quelconques, par les-quelles elle fe fera rompue , pour que, lorfqu’il fera nécessaire , ellepuisse, en abandonnant la marche libre, fe former en bataille.
Si la marche est de front, la cavalerie pourra fe mettre en marcheen rompant en avant, par la droite, ou parla gauche, 8c par deux fi-les , ou. par quatre, par huit Lc par demi-compagnie , ou bien com-me