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solidité moins ingénieuse 6c moins compliquée des anciens affûts ; on sou-tient qu’il ne falloit pas que les affûts de campagne fussent différens desaffûts de liège, que c’elt une complication de moyens 6c de dépeniè, quiprivera de la facilité de reverser tour-à-tour l’artillerie des armées dansles places, 6c celle des places dans les armées. Les épreuves auroient pufane découvrir le vrai fur quelques-uns de ces objets, par exemple., tén-ia longueur 6c la justesse des portées; mais, comme je F ai déja observé,la plupart des épreuves qui fe font dans les écoles d’artillerie, ne décidentrien, 6c leur résultat est toujours conforme à l’opinion dominante. Lesofficiers d’artillerie qui ne font ni de l’un ni de l’autre parti, ceux quiaiment le vrai 6c le bon, quelles que soient ses livrées, conviennent quel’ancicnne artillerie de campagne étoit trop pesante, que les mouvemensde tactique des troupes étant devenus plus rapides 6c plus savans, il tal-loit que F artillerie s’y accommodât ; qu’en conséquence on a bien faitd’allégories pieces, que leur raccourcissement peut bien leur avoir faitperdre de leur portée , mais qu’au delà de celle qui leur reste, les coupsétoient si incertains, que cette perte, plus apparente que réelle, ne doitpoint laisser de regrets. Ils avouent qu’elles ont peut-être aussi perdu deleur justesse, mais que cette différence est si peu sensible, qu’elle ne peutdonner de désavantage, parce que dans la guerre de campagne, il s’agitde battre de grands espaces 6c non des points ; 6c que si par hazard onveut battre des points, comme des retranchemens, ou a’autres obsta-cles, qu’il est à propos de détruire, on rapproche l’artillerie à des distan-ces qui ne permettent plus que Fabberration des mobiles soit sensible -, ilssoutiennent que les anciens affûts de place avoient besoin d’être chan-gés, qu’ils étoient trop difficiles à manœuvrer, à dérober au feu de l’en-nemi, & à réparer au milieu des embarras d’un siégé. Jufques-là tout 1 e-íoit bien dans les changemens qui ont été faits > mais ils blâment les massesénormes 6c mal-adroitcs, substituées à ces derniers affûts, ils regrettentqu’on paroisse vouloir renoncer, pour la guerre de campagne, aux pie-ces de 16. Ils demandent avec quoi on battra des maisons, des abattis,des retranchemens tant soit peu épais 6c tels que la main des hommespeut en quatre jours en élever en raie campagne ; ils se plaignent de latrop grande quantité de pieces de 4 qu’on se propose d’attacher, soit auxrégimens, soit au parc; ils proposent un plus grand nombre 6c un usageplus fréquent des obusiers ; ils blâment la complication d’avoir deux es-peces de cartouche à balle, l’invention ingénieuse 6c compliquée des vi-sières mobiles, celle des vis de pointage, 6c quelques autres détails, soitdans les affûts, soit dans la manœuvre des pieces, qu’il feroit trop longde rapporter ici. Après tout, ils approuvent plus qu’ils ne blâment, enconvenant tous, que le génie de l’auteur du nouveau système (a) estdigne de sa fortune.
(<0 Mr. de Gribeauval. C’est le même qui s’est fait tant d’honneur par fa défensede Schweidnitz, étant alors au service de l’Impératrice-Reine. Ce feroit une histoire-