DE T A C T I Q_U E. Partie /. i ss
pieces d’un calibre plus léger, renforcées de bras 8c d’attelages, 8c divi-sées fur plusieurs points, lè tiendront prêtes à fe porter rapidement enrenfort aux parties menacées, Sc à prendre leur disposition d’apròs ladisposition de l’ennemi.
Si l'on attaque, il faudra emplacer les pieces de gros calibre dans lesparties de Tordre de bataille les plus foibles Sc les plus éloignées de Ten-nemi, du côté des fausses attaques, fur les hauteurs qui peuvent em-pêcher T ennemi de tenter quelqu’effort fur elles , fur celles qui peu ven tappuyer les flancs de la véritable attaque, Sc 'donner des revers éloignésfur le point attaqué. Les portées de ces pieces étant plus longues, ellesy feront effet. Leurs mouvemens étant plus lourds, elles auront moinsa agir, Lc en cas de retraite, comme elles seront hors de prise, ellesne tomberont pas au pouvoir de Tennemi. Les pieces de petit calibre,renforcées de bras Lc d’attelages, fe porteront au contraire en avant avecles troupes attaquantes, comme plus susceptibles de seconder les mouve-mens de ces troupes, de suivre Tennemi s’il est repoussé, de protégerla retraite Lc de sc retirer elles-mêmes si Ton est battu; Sc parce qu'iln'est pas nécessaire d’avoir de longues portées dans les points ou Tonest déterminé à s’approcher Lc à combattre.
On ne doit pas, comme on le fait beaucoup trop aujourd’hui, s’cntenir à la routine de mettre tout son canon avec l’infanterie, Lc croirene pouvoir en placer à un point où elle n’est pas à portée de le soutenir.II raudroit feavoir en appuyer auss la cavalerie , placer des batteries,soit fur son flanc , soit en avant d’elle, s’il y a des cmplacemcns favo-rables, y placer íur-tout des obusicrs dont l’effet fera terrible contre lacavalerie ennemie, soit pour T ébranler , avant qu’elle ne soit chargée ;soit pour y jeter le désordre, si c’est elle qui vient à la charge. Cescanons Sc obusiers attachés dans une disposition de combat à une aile de’cavalerie, seront renforcés d’attelages Lc mis par conséquent en état desuivre ses mouvemens. Dans tout pays ouvert, qui peut mieux défendrele canon que la cavalerie ? Qui peut mieux à son tour fortifier une ailede cavalerie inférieure, que du canon placé à son appui? Que devien-dra ce canon, dira-t-on, si la cavalerie est battue ? Ce qu’il deviendra :il sera pris, Lc ce ne fera qu’un petit mal ajouté au désastre de la cavale-rie; mais le plus souvent il empêchera que cette cavalerie ne soit prise,Sc, si elle bat, il rendra ses succès plus décisifs Lc plus complets. J’au-rai occasion de dire ci-après combien peu il faut craindre de mettre ducanon en prise, quand on peut en tirer un effet utile.
La premiere disposition de T artillerie dans un combat étant faite, ilfaut ensuite que les pieces manœuvrent Lc changent d’emplacement, lùi-Vant ses circonstances, soit pour se conserver les revers Lc les prolonge-mens quilles auront pris lu r Tennemi; soit pour rassembler leurs feuxmc r e . s floints décisifs; soit pour s’y porter Sc pour se tenir toujours ennient' 6 ’ aVCC ^ cs troupes auxquelles elles sont attachées. C’est relative-a cette science SC à cet à-propos de mouvemens, que j’ai avancé
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