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Tome second.
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;6 ES S. AI GENERAL

binée, qu’aussitôt déployée l’aile qui doit attaquer puisse marcher fansperte de temps à Pennemi 6c arriver promptement fur lui. II est impossi-ble au reste d’affigner des réglés précises fur cette distance j ce peutêtre quelquefois très-près , s’il a peu d’artillerie, ou si son artillerie estpeu redoutable, ou si enfin on peut déboucher sur lui à couvert ; uneautre fois ce doit être plus loin , si son artillerie est nombreuse Lc bienexécutée, si le terrein à parcourir pour arriver à lui, est plat 6c ouvert.L’espece de troupes qu’on conduit, doit encore entrer pour beaucoup enconsidération fur cet objet. Sont-elles braves, aguerries, habiles à ma-nœuvrer ? On peut plus oser, on peut hasarder de les déployer plus présde Pennemi, que quand elles font molles Lc ignorantes. Est-ce de lacavalerie qu’on a à déployer ? On petit la mettre en bataille de plus.loin, parce qu’elle parcourt plus rapidement le terrein qui la sépare dubut de son attaque ? Est-ce de Pinfanterie ? On doit, par 1a raison con-traire , 1a déployer plus près. Enfin, les feules maximes générales qu’onpuisse donner à cet égard, c’est de fe déployer à des distances où le feude Pennemi ne soit pas,assez meurtrier pour jeter du désordre dans lesmanœuvres des troupes ; c’est en même-temps de ne pas fe déployer àdes distances trop éloignées, parce qu’alors on perd■ l’avantage de fe re-muer en colonnes, ce qui est bien plus rapide Lc bien plus facile que defe remuer en ligne , celui de cacher le plus long-temps qu’on peut àPennemi 1a quantité de troupes qu’on porte fur lui, Lc celui de pouvoiramener ces troupes rapidement 5c d’une feule traite a P objet de leur at-taque. Je n’ai pas besoin de dire à mes lecteurs que cet article, ainsi queles deux précédens, concernant la maniéré dont il faut déployer pourdéborder Pennemi, Lc P usage qu’il faut fane du mélange combiné desdéploiemens à distances serrees Lc à distances ouvertes , sont applicablesà toutes les dispositions offensives que les troupes peuvent avoir à for-mer à la guerre.

Parlons maintenant de la seconde efpece d’ordre oblique j de celuidans lequel P armée , quoique n’étant point disposée obliquement au frontde Pennemi, fe met cependant, soit par 1a nature du terrein, soit parl’habileté de ses mouvemens, en situation de P attaquer fur un ou plu-sieurs points, Lc d’être elle-même hors de prise fur les parties de fa dis-position qu’elle veut refuser. Cet ordre est celui qu’on est le plus com-munément dans le cas de prendre à la guerre , parce qu’il est rare queles batailles se donnent dans des plaines absolument rases Lc découver-tes, où par conséquent les dispositions puissent fe faire fans relation avecle terrein Lc dans l’obliquité régulière etablie en principes. On est pres-que toujours assujetti à s’écarter de cette régularité, pour profiter des po-sitions avantageuses offertes par la nature du pays , soit pour favoriserPillusion qu’on veut faire à Pennemi, soit pour mettre plus en sûreté lesparties foibles de l’ordre de bataille. Ainsi j'appelle la disposition de labataille de Lisst une disposition oblique, quoique certainement P arméedu roi de Puisse ne fût pas rangée obliquement au front des Autrichiens j

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