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Tome second.
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7i ESSAI GENERAL

sous la protection de l’infanteríe de la droite 8c du hameau H, où h

brigade du flanc s’est jettée.

Fl faut voir dans le plan l’effet général de cette disposition, la fa-cilité avec laquelle on l’exécute, l’illusion que son exécution doit pro-duire sur Fennemi, 8c les apparences du succès infaillible qui doit enrésulter pour F armée attaquante. En effet, que peut faire l’ennemi?A peine a-t-il démêlé le but de la nouvelle disposition, que sa droiteest déja attaquée par des forces infiniment supérieures. Cherchera-t-ilà manœuvrer de fa gauche 8c dc son centre pour fe porter fur lesparties foibles 8c éloignées de F oblique? Celles-ci font aune si grandedistance de lui qu’il y a à parier qu’il fera rappelle par les désastresde fa droite, avant qu’st ait achevé un si grand mouvement. D’aílleurscette oblique n’aura qu’à reculer devant lui, appuyant toujours en feretirant vers la gauche de Farinée , afin de ne pas se séparer d’elle.Portera-t-il des renforts à son aile attaquée? II est apparent qu’ils n’ar-riveront que pour être témoins de la défaite de cette aile. Enfin, quandmême ces renforts parviendraient à y rétablir le combat, quand mêmela bataille ferait perdue pour F armée qui attaque, elle n’a qu’une deses ailes engagée ; cette aile fe retire par les autres parties de la dis-position. Il peut arriver qu’une attaque faite par des troupes supé-rieures, bonnes 8c bien conduites, échoue; mais il est rare, il cil presqueimpossible qu’elle tourne en déroute

II me reste, pour appuyer cet exemple, à citer la bataille de Lissa.Telle' en fut à peu près la conduite. Le roi de Prusse manœuvra quatreou cinq heures devant les Autrichiens. II menaça d’abord leur droite,qui étoit la partie la plus foible par la nature du terrain. Ils s’y ren-forcèrent par un grand nombre 8c par F élite' de leurs troupes. Ilscomptoient fur leur gauche assise fur des hauteurs redoutables, 8c ilsn ’y laissèrent que les Bavarois 8c quelques troupes de F Empire. Le roide Prusse saisit cette faute. Sa disposition, long-temps incertaine 8c sus-pendue , fut rapidement déterminée vers fa droite. L'aile gauche duprince Charles fut prise en flanc, 8c culbutée après une demi-heurede combat. Les Autrichiens arrivèrent, mais il étoit trop tard, deuxlignes étoient déja formées fur leur flanc ; tout ce qui fe présenta futrenversé, 8c la victoire du roi de Prusse fut une des plus complettesSc des plus décisives de la guerre.

C’est Un avantage bien grand &c bien peu connu dans NOS armees,que celui de fe tenir en colonnes jusqu’à ce que l’ordre de bataille qu’onveut prendre, soit déterminé. Par-là on tient parfaitement son arméedans la main, on peut la manier rapidement, taire des mouvemens in-térieurs qui échappent à Fennemi, lui faire illusion, le menacer tantôtfur un point, tantôt fur un autre, Finduire en erreur, 8c cependant nejamais le mettre en prise, fai déja parle de cet avantage au chapitredes ordres de bataille. Je vais, au hasard de me répéter en partie, citerquelques exemples qui le développeront ÔC le feront mieux sentir.

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