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mais que, pàr une fuite de la mal-adresse de nos troupes 8c de leur pmd’habitude à exécuter de grandes manoeuvres, sept heures sont arrivéesque les lignes tâtonnent encore leur disposition. Cependant l’ennemi achangé la sienne dans la nuit Lc dans la matinée ; fa gauche, qu’oncomptoit foible Lc dégarnie, est renforcée de troupes ; des retranche-mens Lc des batteries s’y font élevés. Dans cette situation, cette aileest inattaquable. On détermine, avec,raison, qu’il ne faut pas engagerfur ce point un combat dont le succès ne pourroit qu’être funeste.On délibéré le temps sè perd , 1 ennemi volt notie centre porte tropen avant & composé de deux soibles lignes de cavalerie fans infan-terie pour les soutenir, il forme fur lui une disposition à couvert parles bois qui sont fur son front, débouche, l’attaque, l’enfonce 8c gagnela bataille. Qu’on fût arrivé fur l’ennemi dans l’ordre oblique , qu’onfe fût tenu en colonnes jufqu’à ce qu’on eût jugé quelle étoit la situa-tion de l’ennemi, cette bataille n’auroit pas eu lieu, l’ennemi n’eût paspû démêler les parties soibles de notre disposition, Lc former une attaquefur elles. On eût reconnu que fa gauche étoit renforcée Lc à l’abri d’ctreattaquée ; on fut, au pis - aller, rentre dans l’ancien camp ; c’eût étéune reconnoiíïance sans perte Lc fans honte. Car j'ofe avancer que c’eltà tort qu’on appelle faux - mouvement la marche que fait une arméepour aller en attaquer une autre, Lc le parti qu elle prend de fe retirer,quand elle voit qU’elle ne peut pas engager le combat avec avantage. Ungénéral habile & manœuvrier fera des mouvemens pareils, fans croirefaire, en fe retirant, un aveu d’infériorité; c est a force d’en faire qu’iltrouvera enfin une occasion favorable. Chez les anciens, farinée quiétoit fur l’ofFensive , alloit ainsi présenter le combat à l’ennemi, afinde l’engager à sortir de ses retranchemens, Lc à fe mettre en prise,sb retirant ensuite , quand elle ne voyoit pas une occasion assez favo-rable d’attaquer : ainsi Annibal battit les Romains à Trasimene Lc âCannes: ainsi, dans leur belle campagne de 167s, fe tâterent souvent,fans jamais s’engager, Turenne Lc Montecuculli. Ces grands hommesfavoient bien précisément en quoi consistoient la honte ou la gloire.
J’ai promis un exemple d’un ordre de marche de flanc , suivi d’unordre de bataille de front, nécessité par ^apparition imprévue de l’ar-mée ennemie fur la tête de la marche Lc combiné fur le terrein.
Soit donc l’armée en ordre de marche comme en AB. {PI. XV. ) Lestroupes légeres, qui éclairent la tête de la marche, font avertir le géné-ral que l'ennemi paroît en CI), Lc vient de front à l’armée pour l’atta-quer dans fa marche. Le général fe porte fur lc champ à la tête des co-lonnes, faisant suivre.son avant-garde ; Lc ayant reconnu les ennemis,fait tout de fuite fa disposition pour s’oppofer à eux. En avant de lui Lcfur fa droite est un ruisseau, à la gauêhe duquel s’étend une lisicre dehauteurs boisées ; c’est à ce ruisseau qu’il va appuyer fa droite, l’étendantensuite le long de ces hauteurs. Le centre de fa disposition fera la grandeplaine D, Lc il y portera en conséquence la plus grande partie de fa cava-