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Tome second.
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DE T A C T I CL U E. Partie IL 117

qui feroit pis, être éclairé Sc de mauvaise volonté , à la fois. II peut,etant éclairé Sc de bonne volonté, n’avoir pas la confiance intime dugénéral. Alors n’étant pas mis assez tôt dans son secret, ses mesures in-térieures ne concourront pas à l’exécution des projets du général ; alorsil se trouvera involontairement en retard, ou en défaut, quand le gé-néral s’ouvrira à lui. Eclairé , de bonne volonté , Sc ayant la confiancedu général, il peut enfin n’être pas assez discret dans ses propos, oudans íés mesures préparatoires, Sc alors trahir, en tout ou en partie ,le secret des opérations.

II m’a fallu , pour faire le tableau de tous ces inconvéniens , nesupposer ni un général excellent, ni un excellent munitionnaire. Deshommes pareils sont rares, Sc ils ne m’auroient laissé rien à dire. Enles suppoíant l’un Sc l’autre d’une classe inférieure , j'ai peint les hom-mes & les accidens auxquels on doit s’attendre , suivant le cours or-dinaire des choses.

On voit où je tends : c’est à regretter que nous ayons séparé lascience des subfiílances de la science de la guerre ; qu’ellc ne fasse pasun des objets de notre étude ; que nous en ayons abandonné les dé-tails à des mains étrangères. Si les vivres étoient administrés au comptedu roi, pourquoi le général ne feroit-il pas lui-même le munitionnairede son armée ? Nourrir l’armée , est-il donc un objet moins important,moins lié aux opérations, que celui de la camper , 8c de la faire mar-cher. Le général a , pour ces derniers détails , un maréchal généraldes logis. Un officier général, habile 8c de confiance , pourroit de mê-me être chargé par lui des détails des vivres. Cet officier général tra-vaillerait dans son cabinet ; il auroit, sous lui , les employés nécessai-res , enfin une administration montée, mais avec le moins de frais 8cd’appareil possibles. Je donnerai , dans mon grand ouvrage , un plande cette nouvelle administration, développée 8c comparée à celle quia eu lieu jusqu’à présent dans nos armées.

Mais pour remettre ainsi l’administration des vivres entre les mainsdes militaires , il faut que les militaires s’instruisent. Les détails des sub-sistances ne peuvent pas être maniés par des personnes, qui n’cn aientni la théorie, ni l’haoitude. II existe des sources , dans lesquelles onpeut en puiser la connoissance. 11 y a un traité général des subsistan-ces , par Mr. Dupré d’Aulnay , commissaire des guerres. On trouvedans cet ouvrage des détails exacts, quelques vues excellentes (a) -, mais

{a) II faut y lire particulièrement les chapitres où il propose de substituer à l’usagedes fours massifs & immobiles, des fours portatifs & roulans , les raisons qu’il donnepour appuyer ce changement , le détail de ces nouveaux fours, leurs avantages con-

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