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Tome second.
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iió ESSAI GENERAL

blis une discipline de fer pour réprimer les moindres désordres. Pendant cetintervalle de repos, les équipages des vivres se réparent , se remontent, 6cla régie prépare , dans le silence, ses moyens pour la campagne suivante.

Ceci me conduit à une vérité politique importante , qui n’est pas assezsentie par notre gouvernement : c’est qu’à un royaume constitué & puis-sant, comme la f rance devroit l’être, il faudroit rarement de grands alliés,& jamais de petits : il devroit sur-tout éviter d'en avoir dans le pays , ouaux enviions du pays où il porte le théâtre de la guerre. C’étoitune maxi-me d’état chez les Romains : ceux qu’ils appelloient leurs alliés, étoient desefpeces de vassaux ; ils contribuoientaux frais de la guerre; ils nourrissoientl'armée, si elle étoit fur leur territoire. Notre politique de ménagemens,de considérations, de stibfides secrets, est petite 6c ruineuse pour un grandpeuple; clic est íui-tout funeste aux opérations militaires; elle embarrasséles généraux, 6c met les armées mal à l'aisc. La France, au point de splen-deur 6c de prépondérance où devroit la porter un plan de régénérationqu’il faut malheureusement désespérer de voir, devroit au milieu de l’Eu-rope dont elle est le centre, sc soutenir seule 6c par son propre poids ; elledevroit avec cette maniéré franche, large, hardie,qui convient aux grandsempires, dire à ses voisins : ,, Je ne veux point m'étendre ; je tâcherai,, de ne me pas faire d’ennemis , 6c je ne veux point d’alliés. ”

Je n’ai fait que jeter ici des vues générales fur la nécessité de donnerune forme nouvelle à notre système de subsistances. Ces vues veulentêtre développées 6c appuyées par des détails ; elles le feront dans mongrand ouvrage. J’y parlerai de cette autre branche de subsistances siimportante à approfondir 6c à perfèctionner, celle des fourrages. I,'étudede cette derniere a , comme celle des subsistances de bouche , ses prin-cipes, fa théorie : elle exige de la pratique 6c de ^intelligence de la partde ceux qui en font charges ; elle doit de-même être en tout temps, 6c ;ìla paix,6c à la guerre, 6c en campagne 6c en quartier d’hiver, entre lesmains des militaires: elle doit entrer dans le plan de l’école des subsistances,que j'ai proposé,de former. Nous avons un officier {a) dans le royaumequi porte bien loin les connoissances fur cette partie. Le ministère l’avoitagpellé, il y a quatre ans, 6c fembloit vouloir faire usage de ses lu-mières. Cette bonne intention est restée fans effet. II en est ainsi depresque toutes celles que forment les hommes chargés d’une grande ad-ministration , quand elles font incohérentes 6c fans rapport a un plan gé-néral qui les leur rappelle. Une circonstance, un moment de réflexionportent les yeux du ministre fur un abus, il le sent, il désiré le remede ;

j ÍAL^Ll? ub ® ! 'i-r, 1 L eutcnïM -co!onel de dragons, 8c employé damderniere guerre. C. est fous les ordres 8c fous les instructions de M,

Broglie» que cet officier s*est formé aux détails de cette partie des 'd'en rendre la manutention militaire, 8c ils l’avoìent rendue telle le nlus „„';i i„

Je dis le plus qinl leur avoir été possible, car il ne l’est pas nu’on ,1! ' » av . c " t été poffildans nos armées Françoifes. Nos généraux font ordinairement contrariât 'n 6 - 1 ■ii"' 11 ' '«nplétemfont le plus souvent conduits par leurs bureaux] Sc les bureaux • <?s , mil !' streî - Lcs mlnist

tend à remettre l’administratio» des détails militaires ïeTrtónV'dTmditaire ^ sy(W>