Iliade ,liv. lz.
Î.ÌV. I I , c. z
-î8 La Tactique discutée.
fuite : îe plus lâche est forcé d’aller enavastt& de combattre : tous en général tirent decette disposition une confiance qui les en-courage & leur dérobe le danger (a). D’unautre côté, l’ennemi, dont Tordre est plusíoible, se laisse gagner par la terreur, en-voyant cette profondeur d’hommesqui doitlui paroître insurmontable. II ne calculepas, comme nous venons de le faire, sondegré de puissance impulsive. II est surpris-,étonné, par conséquent battu avant-mêmed’être approché.
Nous n’avons jusqu’ici considéré f effetd’une troupe , qu en faisant abstraction de
(a) «Les plus lâches, dit Idoménée dans Homere,'„ ne laissent pas quelquefois d’ètre utiles quand ils sontu bien ameutés» : ajoutons, & bien ordonnés.Le poèten s vouloit pas dire autre choie ; tous les anciens gé-néraux & les bons auteurs nous en ont appris la mé-thode. « Pourtant faut noter , dit M. du Bellay dans Ù„ discipline militaire, qu’entre toutes les maniérés dsi; ranger une armée, il n’y en a point de plus dangereusesr> que d’étendre beaucoup le front des bataillons, & >».par ce moyen, faire moins de rangs ; sinon que l’on n’aitr> un très-grand nombre de gens & qu’ils soient bons >»-Faire moins de rangs , ne vouloit pas dire n'en faire qtiStrois , ce qui suroît paru une abíiirdité ; mais en faire sep 1ou huit au lieu de dix , comme on le pratiquoit alors. Tajoute qu’il vaut mieux diminuer le front du bataillonpour augmenter fa profondeur, parce que celle-ci est cSqui soutient le choc de l’ennemi, ou qui le renverse ; qu*les derniers rangs soutenant les premiers, rendent le ba'taillon plus ferme & plus difficile à être entamé par la ca-valerie.
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