€6 La Tactique discutée
parvenu à ioo toises du front de I’enneifl**fans avoir perdu plus de 50 hommes.
II me reste à joindre mon adversaire; &ce paflage seroit le plus périlleux, si moi 1ordre ne me donnoit la facilité de marchestrès-rapidement ; si f artillerie de l'ennemjn’étoit déjà dans un grand désordre , & fla terreur n’avoit déjà gagné les canonnier*Comme les bataillons. Ainsi, plus de direc -tion dans les coups, trouble & désordre dan*le service, inquiétude dans les chefs, qf 1me voient toujours marcher impétueuís'tnent, & ne savent quel parti prendre. Enf* 1f artillerie pense à retirer les pieces (car o$ne veut pas plus les perdre que les drapeaux);& les bataillons étonnés, tremblans, q 111voient à travers la fumée que leur foibl sfeu de peloton ne m’arrête point, tournet> íîe dos & me laissent le champ de bataille*
Mes cohortes doublées doivent marchévis-à-vis le centre des bataillons ennemi* ?afin que si mon artillerie reste en arriéré -elle découvre toujours aisément celle q tìtlui est opposée. II est vrai que celle-ci, P asce moyen, peut me prendre plus facileme 1 ^èn écharpe ; mais comme la cohorte nj<yque fur 16 rangs, cette profondeur ompeu de prise, & la célérité de sa marche ^dérobe à chaque instant au coup en écharp^Voilà un avantage réel de ma cohorte ^