sur la Retraite des Dix-mille. 11^protection; cette nation, dis-je , ne ferajamais une nation guerrière. Hc 1 qu on11 imagine pas qu’il suffise pour cela deconnaître l’état militaire de son pays ; ilí»ut encore connaître celui de tous les peu-ples anciens & modernes ; voir quellesfont les bonnes règles qu’on peut pren-dre d’eux , quelles font les mauvaisesQu on doit rejettes, & bien examiner sur-tout iî ces loix Sc ces réglés harmonisentavec le caractère de ia nation pour quion les fait.
Apres le témoignage que rend Xéno •phon de la valeur des Calybes , il observe *que ces peuples étaient vêtus d un corce-let , Sc armés de toutes pieces, avec descoutelas à la Laccdemoniene. On ne voiepas fi ces Barbares avaient pris cette ma-nière de s’habiller & des’armer des Spar-tiates , comme voudrait Tiníinuer notreauteur, ou des Parthes, qui étaient armésde même. Il est vrai que les Grecs quis’étaient établis fur les côtes de la merNoire, avaient pu donner fur cela des lu-mières aux Calybes ; mais les Parthes quictaieut auffi braves áe plus voisins, pou-vaient leur en avoir donné auffi. On liedans le lexicon de Suidas ( d) , fur les
(d) La feule bonne édition de ce Dictionnaire deSuidas elt celle de Kuiter, en 3 vol. iri-jol . en grec 5cen latin, avec des notes.
F ’fij
Armes
J^Iybçs.