sur la Retraite des Dix-mìlle. 16 zavons préféré le bel air à la chose même.
L’art de faire des armes, íi nécessairepour apprendre à brusquer ses mouve-mens, à mieux assener ses coups, Sc à lesparer avec plus d’adresse, est aussi tropméthodique. Non que je désapprouvequ un jeune homme s’applique d’abordaux réglés de cet exercice; mais je vou-drais ensuite qu’il s’appliquât à parer tousles coups qui peuvent être portés au ha-sard. J’ai vu des officiers qui étaient tou-jours aflqrés de désarmer leur antagoni-ste , Sc qui palissaient à la vue d’un paysanqui venait à eux avec un couteau ou unebroche à la main.
Dans le nombre des exercices dont j’aiparlé, il n’y en a point qui ne soient né-cessaires pour porter à la guerre les dis-positions convenables , Sc qui ne dussent,par cela même , faire une partie des de-voirs de la milice. Mais il en est encorequi pour sembler n’être que de (impieamusement, n’en sont pas moins utiles.Tels font » par exemple, ceux de lancerdes pierres Sc des fléchés, qui rendentadroits à jetter des grenades, Sc à ajusterles coups ; la paume, le maille faut, lejeu des barres, qui délient le corps & lerendent léger à la course ; les promenadesde jour Sc de "nuit dans les montagnes,