sur la Retraite des Dix-mille. 163Ì1 est étonnant qu’une coutume aussibisarre se soit perpétuée dans ces mémescontrées jusques à aujourd’hui. On voiedans une relation qui fe trouve dans labibliothèque du roi, & qui a été faite furles lieux par J. B. Ramusio, secrétaired’u n ambassadeur Vénitien auprès d’UfunCailàn, roi de Géorgie, que les peuplesde la Mingrelie & de la Paphlagonie, re-nommés par leur débauche & par leursgalantcrias, suivent encore les principesdes Cyniques fur ce point.
Je me flatte qu’on ne trouvera passauvais ce que je viens de dire fur lesMoeurs des Calybes & des Tibarcniens :l| n commentateur doit tout éclaircir, soitque les choses méritent d’être louées oublâmées.
Les raisons dont on ctayadans l’origi-Ne ce dogme affreux, prouvent jusquesoù les hommes peuvent pousser fextra-vagancc lorfqu’ils (e livrent à l’examcn decertaines idées. Bannir les bienséances quilont adoptées par tous les peuples, seraitouvrir la porte à la dissolution, & corn -mettre un crime contre l’honnêtetc pu-blique, qui doit ctre auflì respectée quefrs lois, parce que la pudeur & la mode-stie doivent être auflì enracinées dans lessœurs que la bienséance & la vertu. Que