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Tome second.
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que les talens. Je vois tous les jours dç 5grands qui ont une origine illustre, ni !" 5qui ne font rien pour la soutenir ; & <l ulsemblables, ditCervantes, aux pyramide 5qui portent fur une grande base, se teí 'minent en une pointe qui est à peine ap'perçue. Tels font essentiellement les ge* 1 'tilshommes qui ne servent point, & í ulvivant chez eux dans l’oisiveté, ne se nloccupés qu’à débaucher leurs villageoise 5 ’à battre leurs paysans, ou à chasser *.

Cette ambition de vouloir dcseendf cd une famille ancienne, & d’abailfcr I e5autres par-là, n’est pas une folie nouvelle’elle a été celle des plus grands hommes d Jl’antiquité. Alexandre voulait qu’on l {crût fils de Jupiter-, César mettait Enécí " 1rang de ses ancêtres-, Marc-Antoine dise 11venir d’Actéon fils d’Hercule, la moisdre ressemblance que l’on trouvait alof 5entre le nom d’un héros & le sien, faise ’ 1rechercher comme aujourd’hui, l’occì'

* Je dis essentiellement les gentilshommes qui ^servent point, & j’ajome encore tous les citoyen*’parte que je pense que tous les citoyens, de quelq u!condition qu’il soient, se doivent chacun, suivi* 11leur état, à une patrie qui les protège, 8c aux privil £ 'ges de laquelle ils participent; mais tous les jours o’Jcrie contre elle, fans daigner s’appercevoir qu’e* 5aurait beaucoup à redemander.

si on