sur la Retraite des Dlx-mllle. 3 3 ?
Seux jours à Harmene, l’un des ports deSinope, où les habitans de cette ville, coconséquence sans doute du traité concluavec les Paphlagoniens, fournirent auxGrecs de la farine & du vin. Ce fut dansce port que Cliirifophe rejoignit l'arméeavec les galères qu’il avait rassemblées ;rnats comme il ne portait point d’argent»ainsi que les soldats s’y ctaient attendus,iis résolurent d’élirc un général qui pût ^diriger les coursos qu’ils fe proposaient de reuient élirafaire pour butiner & s’cnrichir. un ScnclA **
L’expérience nous faisant connaîtrecombien la contagion du pillage & de lamaraude çst facile à fe répandre dans unemultitude de soldats, il doit paraître éton-nant que les Grecs qui avaient toujours étéleurs maîtres depuis la bataille, & qui nefaisaient rien qu’à la pluralité des voix,aient eu le bon sens dc comprendre qu’ilétait essentiel à leur salut d’obéir à un seulchef. Voilà, me dira-t-on, le bon effet desconseils dc guçrre & de la pluralité des voixque vous aver blâmée plus haut ; j'avouequ’ici elle est louable, & que par toutailleurs elle ne l’eít pas : je yais m’expli-quer.Lorsque l’on consulte une armée en-tiere, qui n’a en vue que sa liberté & queson salut, comme étaient les Grecs,alors6 cette année n’est point trompée fur sà,
lis s’emtaf-quent òc arri-vent à Gas-wenc»
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