'410 Commmtains
mille, il résolut de les perdre : jamais u upeuple n’euc d’ennemis plus ardens que le straîtres qui l’abandonnerent.
Dexippe était adroit, insinuant, artifi-cieux, comme sont tous les méchans : >*avait su íè rendre nécessaire à Cléandreen le débarrassant du poids des affaires,ì s obsédant par íes complaisances, en I e
trompant par des calomnies, en saisissantle faible de ce gouverneur pour le portesau mal, & en l’armant d’un sceptre de selpour accabler de son autorité tous ceuSqui lui étaient soumis. Avec un caractèrede cette trempe, & craignant de se voisdémasqué parles Grecs qui allaient arri-ver , il n'est pas étonnant qu’il eût résolnde les trahir. Pour cet effet, il commenç*par les noircir -, il les représenta à Cléan-dre, comme une armée de brigands, &leurs officiers comme des scélérats. Cegouverneur arrive; Dexipe le fuit, & lehasard lui fournit fur le champ le moy£°d’exécuter son dessein perfide.
Caractère II paraît que Cléandre était un hommejustice de doux, aimant la justice, & point sujet ran re ‘ se laisser prévenir. Persuadé d’abord ducrime des coupables, il ne demande queceux* là ; & ces coupables íè présententd’eux-mêmes. Agasie fait plus, il justifiaXéaophon accusé par le lâche Dexippe