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du bat, & n’y consumoit le tems. C’étoientdes marches qui conduisoient à des positionsrapidement occupées, ou à des ordres debataille suivis de représentations d’attaque;C’étoient des manœuvres supposées entredeux corps d’armée, dont l’un étoit com-mandé par le Roi, & l’autre par un de sesgénéraux. C’étoient des simulacres de four-rages, d’escortes de convois, & d’autresopérations de guerre. II y avoit peu de cestirailleries, misérables parodies auxquelles onne se livre que quand on ne sait pas manœu-vrer, parce que celà en impose aux specta-teurs, & qu’il est plus aisé d’imiter uneaction de guerre par ce vain bruit, que pardes mouvemens vraisemblables. II n’y avoitdans ce tems-là presque jamais d’étrangersadmis a ces camps. Frédéric faisoit alors unsecret de sa tactique ; il lui importoit qu’ellerestât dans ses mains un moyen de victoire;& le tems n’étoit pas encore venu, que parune autre grande vue, digne d’un guerrierphilosophe, & qui avoit épuisé tout ce queion art pouvoit lui donner de gloire , illivrât ses principes & ses leçons à l’Europeentière.
Aucune armée étrangère n’étoit alors, ilfaut en convenir, en état de saisir sa doctrine.
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