nu Roi de Prusse. 103
°u j'echouerai ; mais cette profonde & ti-wide connoissance de ce que j’ai entrepris,ce respect pour mon sujet, sont peut-êtrele plus éclatant hommage qu’il soit en monPouvoir de rendre au grand homme que jej célèbre.
En 1758, Frédéric débute encore par desj succès; il prend SchweiJnit^, il entre en Mo-ravie, & met le siège devant O/mitj; s’il setend maître de cette place, il ne reste plusd’obstade entre Vienne Sc lui. On a dit à1 propos à’Olmiiti , ce qu’on avoit dit dePrague, qu’il auroit pu laisser cette ville der-rière lui, Sc marcher tout droit en Autriche;Lc le malheur de ce second siège a servi demême d’appui k la critique, mais pouvoít-illaisser derrière lui la capitale de la Moravieavec une garnison nombreuse? S’il ne putpas couvrir la communication de la Silésiejusqu’à Olmùt{, comment auroit-il couvertUne communication plus allongée, interrom-pue par une place ennemie? Pour une de cespointes imprudemment heureuses, dans les-quelles on a eu des succès contre toutes lesrègles de l’art, il y en a cent qui ont étépunies par des revers. Ecoutons fur celà leroi de Prusse lui-même, dans une lettre qu’ilécrit, en 1745, au maréchal de Saxe: „Quand
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