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„je commençai la guerre, lui dit-il, j’étoií„sans expérience, & je voulois toujours al-„ler en avant. Des malheurs me corrigèrent»
„ &c je vis que nous faisons un métier où la„ réflexion doit fans cesse réprimer I’imagi-1„nation,“ Tous les critiques, le général!Lloyd, entre autres, qui, dans fa relation dela campagne de 1757, fe fait témérairementle Feuquiires de Frédéric, ne font pas assezd’attention que les armées actuelles font ftnombreuses, si einbarraslées d’artillerie, decavalerie, d’équipages & d’attirails de touteespèce, que le soin de les nourrir devient,dans la tête du général, une pensée prépon-dérante, & qui enchaîne ou du moins com-passé toutes ses opérations. C’est par cetheureux équilibre d’embarras, auquel fe joi-gnent les ressources réciproques de la sciencedes positions, que les armées fe contrebalan-cent aujourd’hui silong-tems dans une pe-tite étendue de pa^s, & que les grandes con-quêtes font devenues presque impossibles.Gardons-nous, pour le bien de l’humanité,de désirer que la guerre change de systèmeÒC de nature, gardons-nous d’appeller sonétat actuel, une dégradation de Part; cariaperfection véritable de la science de la guerre,consiste a rendre la défensive supérieure à