du Roi de Prusse. 105
l’offensive, Lc à mettre mutuellement les na-tions à P ab ri de s’envahir.
La faute du roi de Prusse à Olmiïtç ne futdonc pas d’en faire le siège, elle fut de nepas le faire avec assez d’habileté Sc de vi-gueur. Encore une fois, cette partie de laguerre a manqué d son génie Sc k ses trou-pes. La garnison Sc la bourgeoisie á’Olmiìtifirent des prodiges de valeur Sc de zèle ; en-fin, le siège traînant en longueur, il arrivace qu’une longue Sc dilîìcile communicationrend presque toujours inévitable: le généralLaudon qui, dans cette occasion, commençala gloire de son nom, attaqua & détruisit ungrand convoi qui venoit ìkParmée prussienne,& le Roi fut obligé de lever le siège Sí d’é-vacuer la Moravie.
Retiré en Saxe Sc en Silésie, Frédéric estobligé de s’y réduire à la défensive, Sc decourir aux Russes qui menaçoient Cusirin;tl les attaque près de Zormlorff, les bat, leurprend cent cinq canons, Sc en délivre, pourcette année, son pays. Mais de semblablesvictoires l’eussent bientôt ruiné; car il luien coûta douze mille hommes de fa meilleureinfanterie. Les plus habiles manœuvresNoient presque en pure perte contre dertroupes qui ne se remuoient ni pour avancer
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