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recommander avec des précautions détaillées*la quantité de gens nouveaux, ainsi les appel'loit - il, dont son armée étoit remplie. Cesanecdotes ne sont qu’ajouter à sa gloire, &à celle du fonds de cette intrépide armée*qui, avec tant de vices intérieurs, fit encore jtant de grandes choses.
Arrivé en Silésie, Frédéric s’y trouve dansla situation la plus périlleuse. Sa dessinéesemble toucher à son terme. Le quatorzeAoût il étoit dans le camp de Liegnit j avecsoixante - quatre bataillons & cent neuf esca-drons, ce qui faisoit à peine cinquante oiicinquante - cinq mille hommes , environnéde quatre armées, dont trois étoient supé-rieures ou presque égales à la sienne. Cesquatre armées dévoient ['attaquer le lende-main, le maréchal Dami par son front, Lait-don par son flanc gauche, le général Beckpar le flanc droit, le comte de Lascy, ren-forcé de trente-cinq mille Russes, par der-rière , &c déjà toutes quatre elles étoient enmouvement. Frédéric l’apprend ou le juge ;dans la nuit, il dérobe fa marche, fond sor :Laudon , le bat complètement, lui prendcinq mille hommes, des drapeaux, des éten- !darts, quatre-vingt-cinq canons; & cetteimportante victoire, qui fut son salut, il la