nu Roi de Prusse. 117
Emporté à la vue du maréchal Daun, qu’ilempêche en méme-tems de passer le ruisseau
Kat^bach , pour venir au secours de Lau-don. Là il combattit véritablement pour sontrône & pour fa liberté. On frémit involon-tairement à la vue du fort que tant de gloire,tant de travaux, tant de talens, auroient pusubir. II ne s’en fallut de quelques heuresPeut-être, qu’il n’éprouvât la catastrophe
Charles XII. à Pultawa ; & la postérité, q ulpasse légèrement fur les intermédiaires, pourare s’attacher qu’aux dénouemens &c ne jugerque par eux, ne l’eût peut-être mis qu’unpeu au dessus de lui.
Voyons cependant comme, toujours fupé-fleur à la fortune, soit qu’elle le maltraite,foit qu’elle le favorise, il écrit au marquisd?Argens , après cette journée : „ Autrefois,» mon cher Marquis, l’afîàire du quinze" Août auroit décidé la campagne , à pré-*> sent ce n’est qu’une égratignure. II faut» une grande bataille pour finir notre sort.», Nous la donnerons, suivant toutes les ap-», patentes, bientôt, & alors on pourra se ré-»> jouir fi l’évènement est avantageux. Ne me», parlez pas de dangers; la|dernière action» ne m’a coûté qu’un habit & qu’un cheval.’« C’est acheter à bon maçché la victoire.