138 Éloge
J’ai parlé de cc que Frédéric a fait à lítête de ses armées, & ce n’est encore qu’unepartie de fa belle carrière. II a été, pendantla moitié de son règne, le dieu de la guerre»on va le voir, pendant l’autre moitié, ledieu de la paix. II a combattu pour lier sespossessions éparses, pour former & ensuitepour maintenir sa puissance. Ii a, pour rap-peller la belle expression cie son testament,élevé son armée aux victoires. Maintenant CCSgrands objets font remplis , il s’arrête , ils’assied fur ses trophées , & son génie vatravailler sur un nouveau plan.
D’abcrd il met à profit ie calme &C leâéconomies de la paix, pour faire oublier àson pays, les désastres de la guerre; il effaceles traces des incendies &C des dévastations,il rebâtit, il répare, il repeuple; fa bien-faisance semble s’être imposé la tâche d’ex-pier, de tout côté, sa gloire. Un de cesministres, fidèles serviteurs de leur maître,qui croient, avec raison, qssune bonne ad-ministration a tout à gagner à publier lesdétails & les résultats de ses opérations,quand elles font des succès ou des bienfaits,a fait imprimer, l’année dernière, un mé-moire qui rend compte de tout ce que Fré-déric depuis la paix de 1763, pour U