du Roi de Prusse.
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Prospérité de son pays. On y voit près dedeux cent millions employés en améliora-tions & cn actes de bonté ou d’encourage-Uìent, fix cent villages créés, des friches oudes marais immenses rendus h l’agriculture,beaucoup de manufactures établies, les ex-portations considérablement augmentées, ìapopulation qui, en Angleterre & en France,ft maintient avec peine h son ancien niveau,ou s’tlève bien foiblement au dessus, accrue,de près d’un tiers, depuis son avènement autrône. Quand quelques-uns de ces résul-tats seroient un peu exagérés, ce qui reste-roit c!e vrai, prouveroit toujours que non-feuiemen: il a fortifié fa puissance de tout cecju’il a acquis, mais qu’il a beaucoup amé-lioré tout ce qe’il possédoit, résultat bienrare peur les rois guerriers, qui souvent rui-nent leurs peuples pour leurs conquêtes, &ne font, en s’aggrandiíïant en apparence,qu’affoiblir en réalité leurs successeurs.
On accule Frédéric d’avoir fait beaucoupd’actes d’administration despotiques ou mal-entendus, tels que d’avoir falsifié les mon-noies; d'avoir formé un trésor immense, cequi ôte des capitaux a l’industrie, & de l’ac-tivité à la circulation; d’avoir mis dans famain les péages, les forets, les postes aux