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forc3, mis en réserve par ia prudence. C’efpar ce trésor, que toute l’E.irope lui con*noissoit, qu’il pouvoit en imposer a ses en*|nemis, menacer avec p.ids, se passer dc re-,courir ì des subsides de la part des puissan-ces étrangères, & donner ainsi à fa politique»plus de caractère & d’indépendance. C’eípar ce double moyen d’un grand trésor &d’une grande armée, qui s’appuyoient m-'tuellement, qu’il s’est maintenu dans une í 1longue & si glorieuse paix pendant le rest ede sa vie, & dans ce cas, il faut conveniíjque ce trésor n’étoit pas un capital tout-à^fait frappé de stérilité, & qu’il en a retiréassez gros intérêt. N’étant que prince ro-yal, &C composant alors fa réfutation de Ma- Jchiavel, il avoit le germe tout entier de cetteprofonde vue, quand il dit que ce n’est qu2jpar une armée & un trésor tout-à-la fois».qu’un prince peut s’assurer la paix, & que dsont des épées nues qui contiennent les autrd\dans le foureau.
Quant k ces gênes rigoureuses auxquelleSle roi de Prusse a soumis la liberté civile, &jusqu’a la fortune de ses sujets, fans doute»|on doit en blâmer tout ce q u’elles ont puavoir, dans quelques occasions & enversquelques individus, d’oppressif de d’injuste»