du Roi de Prusse. 143
;1 ' mais ii ne faut pas aussi cnvnager la PruíTe,u accoutumée par les prédécesseurs de Frédéricv è un régime bien plus despotique, avec cese ‘ Préjugés délicats fur la liberté $. fur les droitsy ' del’homme, que pourroit avoir un Angloise ' Ou un Américain. II faut croire que dans^ Un pays pareil, où les grosses fortunes font& en petit nombre, où le numéraire est rare,y où un grand commerce extérieur & mari-^ rime ne pourroit pas en réparer la perte, lei e ' gouvernement est obligé de veiller fur desiíl objets qu’en France ou en Angleterre il peutl ' abandonner au hazard, & à cette fluctua--0 tion générale qui y maintient, ou remet ky peu - prés tout en équilibre, Que devien-3 ' droit en effet bientôt un pays comme la[e Prusse, si on y favorifoit le luxe des mar-l3 ! chandifes étrangères ; si on y encouragcoit5 > le goût des voyages; si on y permettoit auxct citoyens riches de donner leurs filles à deseS étrangers ; aux grands propriétaires des ter-res de vendre leurs fonds pour aller s’établirdans d’autres pays, ou íàns les vendre, d'y% consommer leurs revenus. Peut-être tousr, ces abus de négligence ou d’abandon font-lU ils encore des maux sensibles à nos pays ri-rs| ches Sc robustes; & en Prusse, ce feroient: í j des plaies profondes £: incurables.