du lloi de Prusse.
qu’une aîle de cavalerie bien commandéepeut exécuter à la guerre; ce n’est que làqu’on voit huit ou dix mille chevaux fairedes charges générales de plusieurs centainesde pas, s’arréter en ordre après les avoirfaites, &C quelquefois les recommencer d’unsecond mouvement contre une nouvelle ligneennemie qui est supposée se présenter. Danstous les camps, à ses revues, toutes les foisque Frédéric voit fa cavalerie , c’est à cescharges importantes qu’il met le plus d’atten-tion tk de prix. II va se placer au devantd’elles & fur leur flanc, en faisant figurer par.quelques cavaliers, la pointe de l’aîle enne-mie. Au signal la lice s’ouvre, tout s’ébranle,le mouvement s’accélère par dégrés, la terreretentit au loin, bientôt on ne voit plusqu’un nuage de poussière, au milieu duquelon entend comme l’approche d’un torrent;la ligne va toucher à l’ennemi, elle baislè lamain, s’élève fur ses étriers, & présente lefer avec de grands cris; le but est atteint,tout-à-coup elle s’arrête, on n’entend plusque la voix des commandans qui raccordentleurs escadrons, & à travers les éclaircis dela poussière qui commence à s’élever, onapperçoit la ligne entière & dans un parfaitalignement. Quel beau spectacle que de pa«G 3