du Roi de Prusse. 159
rider de sélecteur, s’y range le premier;tous les princes protestants, plusieurs prin-ces catholiques s’y joignent; le projet estabandonné; de la part de l’Elccteur, avecle désaveu de sa foiblesse ; de la part de l’Em-pereur, avec la modération d’une force enméme-tems prudente & éclairée, qui sentque sès mesures sont prévenues, & qu’ilfaut attendre des tems plus favorables.
Ce fut la dernière affaire générale k la-quelle Frédéric prit part, comme si la fortuneeût voulu par là lui fournir, à la fin de favie, une grande occasion de déployer fa po-litique, de montrer que le protectorat del’Empire, fans doute plus glorieux que lesceptre de l’Empire même , étoit dévolu àsa maison, & de tracer à son successeur, unsystème dont il ne peut plus s’écarter, fansdéchoir de fa destinée.
Avant de parler de la mort de Frédéric,il ne me reste plus maintenant qu’à jetter lesyeux fur le beau tableau de la vie privée defa vieillesse. Ainsi que tous les intervalles defa jeunesse, qu’il pût dérober aux affaires,ses vieux jours se passèrent dans la retraite,& dans la culture de la philosophie & deslettres, ces grands & intarissables biens dela vie, II y joignit le goût des jardins & de