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du Roi de Prusse. 165
Si on étoit étonné de trouver un RoiCans cour, fans gardes, fans faste personnel,^vant en sage, & ne s’étant réservé dutr <àne, que les devoirs & la puissance, com-bien l’étonnement redoubloit en voyant,a vec quelle simplicité, avec quelle facilité,®vec quel petit nombre de ressorts, il gou-Vernoit. Dans nos monarchies puissantes,les administrations font de grandes machinesProdigieusement compliquées. Elles en im-posent de loin par un appareil immense derouages , de leviers, d’instrumens de toutgenre; tout s’agite, tout fe presse, tout yParoît en action; mais s’approche-1-on^’elles, on n’apperçoit plus que des effortsPerdus ou contrariés, du fiottement, de larésistance, enfin, des traces de vice ou d’im-Perfection ; passe-t-on aux résultats, qu’ilsfont petits & bornés! Ce font, comme à^arly, quelques minces filets d’eau portésa frais énormes au haut de la montagne.Chez Frédéric , au contraire, fous lui, au-tour de lui, à peine entend-on, à peineVoit-on quelques intermédiaires ; tout mar-che, tout s’avance vers le but, fans entra-ves, fans confusion, fans perte de tems,av ec un mouvement si uniforme, si calme,C* insensible, que le travail de Frtdtric donne